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la disparition de l’école maternelle de la République
Publié; le 19 mars 2019 | Administrateur

Loi Ecole de la confiance : un amendement programme la disparition de l’école maternelle de la République

Le ministre avait promis des rebondissements lors de l’examen du projet de loi Blanquer « Ecole de la confiance »... On doit reconnaître que les rebondissements sont bien organisés puisqu’après la création des Etablissements Publics des Savoirs Fondamentaux à la place des écoles primaire et des collèges, c’est l’école maternelle publique qui est dans le viseur de ce gouvernement réactionnaire. Le nouvel article stipule : « Par dérogation à l’article L. 131-2 du code de l’éducation, l’instruction obligatoire peut, au cours des années scolaires 2019-2020 et 2020-2021, être donnée aux enfants âgés de trois à six ans dans un établissement ... dit « jardin d’enfants. »

Organiser la disparition de l’école maternelle de la République, remplacée par des structures privées ou municipales

FO rappelle le rôle irremplaçable de l’école maternelle publique dans l’architecture de l’École de la République et le droit à l’instruction : base de la scolarisation des plus larges couches sociales depuis des dizaines d’années, ce sont les programmes de l’école maternelle qui ont permis l’accession des enfants du peuple aux études supérieures.

C’est pour ces raisons, que depuis la création de l’école publique, ce sont des enseignants du 1er degré,fonctionnaires d’Etat qui sont affectés dans les écoles maternelles. Avec cet amendement, ce qui est visé c’est la mise à mort de l’école maternelle de la République et l’éviction des PE fonctionnaires d’Etat, et bien évidemment lasuppression de milliers de postes de PE, créant des conditions de mouvement dantesques dans toutes les écoles.

• Cette offensive a été préparée avec la modification du statut des ATSEM qui désormais « peuvent participer à la mise en œuvre des activités pédagogiques ».

• Les DASEN la confirment en amorçant une campagne nationale massive de fermetures et de fusions dans le cadre de la carte scolaire 2019.

Il s’agit de transférer les missions et les élèves de l’école maternelle publique aux jardins d’enfants municipaux, intercommunaux ou associatifs privés, éventuellement confessionnels.

Ainsi, avec sa loi « Ecole de la confiance » le ministre veut en finir avec l’école publique en commençant par l’école maternelle.

Un élargissement considérable du financement des écoles privées

Le gouvernement fait voter la scolarisation obligatoire des enfants dès l’âge de 3 ans alors que plus de 96% d’entre eux fréquentent l’école maternelle à l’heure actuelle. À travers cette obligation le gouvernement étend l’application de la loi Debré de 1959 à toutes les structures privées, à commencer par les écoles maternelles confessionnelles.

Bien évidemment c’est une incitation à toutes sortes d’associations privées pour qu’elles se portent sur le créneau de la scolarisation des enfants de maternelle.

C’est aussi un cadeau fait aux actuels jardins d’enfants relevant déjà de structures privées. Ainsi en application de la loi Debré ce sont les communes qui se verraient imposer de participer aux frais des jardins d’enfants privés et des écoles privées pour les enfants de 3 à 6 ans.

Ce sont à nouveau plusieurs millions d’euros publics qui vont être déversés dans les caisses de l’école privée, à grande majorité confessionnelle catholique.

N’aurions-nous pas l’usage de ces fonds ?

Abandon du projet de loi « Ecole de la confiance » ! Alors que les mobilisations se multiplient notamment en défense des services publics, et que la colère populaire s’amplifie contre les politiques menées par ce gouvernement, le ministre Blanquer et son gouvernement seraient bien inspirés de prendre en compte cette situation en retirant ce projet de loi.

cale




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